Méthode IG Bas

Pourquoi tu as faim à 17 h… et ce que ton déjeuner a à voir là-dedans

Septembre 2026 · 8 min de lecture

Horloge marquant 17 h à côté d'une assiette vide, symbole du creux de fin d'après-midi

Il est 17 h. Tu as pourtant bien mangé ce midi, ou en tout cas tu as fait attention. Et là, d'un coup, la fatigue tombe, le ventre se creuse, et l'envie de sucre, de chocolat, de biscuits ou de pain avec du fromage devient presque impossible à ignorer.

Beaucoup de mes clientes me disent la même chose à ce moment-là : « je manque de volonté ». Je veux te proposer une autre lecture. Ce qui se passe à 17 h se prépare le plus souvent plusieurs heures avant, dès le déjeuner. Une envie de manger en fin d'après-midi n'est pas forcément un problème de volonté, ni une pulsion incontrôlable. C'est parfois, tout simplement, une vraie faim que la journée a provoquée ou amplifiée.

Revenir d'abord au déjeuner

Un déjeuner trop léger ou mal équilibré peut tout simplement ne pas tenir assez longtemps. Voici les situations que je croise le plus souvent chez mes clientes :

  • Un déjeuner surtout composé de glucides, avec peu de protéines, de fibres ou de matières grasses.
  • La fameuse salade « régime », beaucoup trop légère pour un vrai repas.
  • Un sandwich ou un repas pris en vitesse, entre deux rendez-vous.
  • Un dessert ou une boisson très sucrés en fin de repas.
  • Un déjeuner carrément sauté, faute de temps.
  • Des portions volontairement réduites, pour essayer de perdre du poids plus vite.

Je ne vais pas te faire peur avec les glucides, ni te présenter chaque variation de ton énergie comme un drame. Simplement, la composition d'un repas influence la satiété, l'énergie et la faim des heures qui suivent. C'est une évidence physiologique, pas une punition.

C'est tout l'esprit de l'IG bas : associer légumes et fibres, protéines, bonnes matières grasses et une portion adaptée de féculents. Un repas construit ainsi est généralement bien plus rassasiant qu'une simple salade ou qu'un plat presque uniquement composé de glucides rapides. J'explique plus en détail comment ça agit sur ton énergie dans ce qui change quand tu stabilises ta glycémie.

Le piège du « j'ai été super sage aujourd'hui »

Il y a un scénario que je vois revenir très souvent. Un petit-déjeuner minuscule, ou pas de petit-déjeuner du tout. Un déjeuner très léger. Aucun goûter, parce qu'on s'est dit qu'on n'en avait « pas besoin ». Toute la journée, on se sent exemplaire, presque fière de manger si peu.

Et puis, en fin d'après-midi, on craque. Et on vit ça comme un échec, comme si toute la bonne volonté de la journée venait d'être gâchée en dix minutes devant le placard à gâteaux.

Mais parfois, le problème n'est pas que tu as trop mangé à 17 h. C'est que tu n'as pas suffisamment mangé avant 17 h. Ton corps ne triche pas : il te réclame l'énergie que tu ne lui as pas donnée dans la journée.

Le jeûne intermittent, une fausse bonne idée ?

Le jeûne intermittent revient souvent dans les questions de mes clientes. Soyons nuancées. Il peut convenir à certaines personnes. Les données actuelles ne permettent pas de dire qu'il serait systématiquement mauvais, ni qu'il empêcherait de perdre du poids. Pour certaines, c'est même une façon pratique d'organiser ses repas dans une journée bien remplie.

Mais ce n'est pas une méthode magique. Chez certaines personnes, surtout quand il sert avant tout à manger le moins possible, il devient une fausse bonne idée : petit-déjeuner sauté, premier repas repoussé le plus tard possible, trop peu à midi… et une grosse faim qui s'installe en fin d'après-midi.

Le risque, c'est de tomber dans ce raisonnement : « je n'ai presque rien mangé aujourd'hui, donc je peux me permettre… ». La fenêtre alimentaire devient alors une période de compensation plutôt qu'un cadre serein. Le cycle ressemble à ça : restriction → grosse faim → compensation → culpabilité. Et il se répète, jour après jour.

Le message que je veux que tu retiennes : ce n'est pas l'horloge qui fait maigrir. Le jeûne intermittent n'annule ni la quantité totale, ni la qualité de ce que tu manges, ni tes sensations de faim et de satiété. Une méthode n'est vraiment intéressante que si elle est compatible avec toi, ton rythme de vie, et tenable sans t'enfermer dans ce cycle de restriction et de compensation.

Faim ou envie de manger ?

À 17 h, plusieurs choses peuvent se cacher derrière cette sensation, parfois en même temps :

  • Une vraie faim physiologique, parce que le corps a besoin d'énergie.
  • Une baisse d'énergie, liée à la fatigue de la journée.
  • Une envie liée à une habitude, presque un réflexe : « c'est l'heure du goûter ».
  • Une envie de récompense, après une journée difficile.
  • De l'ennui ou du stress, qui se manifestent par une envie de grignoter.

Je ne vais pas te dire que chaque envie de sucre est automatiquement la conséquence d'un pic d'énergie qui retombe. Ce serait trop simple, et ce n'est pas toujours vrai. Souvent, c'est un mélange de plusieurs de ces raisons à la fois. Si tu reconnais surtout la dimension émotionnelle dans ce que tu vis, j'en parle plus longuement dans comment j'ai arrêté de compenser mes émotions avec la nourriture.

Et si tu as vraiment faim à 17 h ?

Alors mange. C'est aussi simple que ça. La collation n'est pas un échec, et elle n'est certainement pas à supprimer absolument pour perdre du poids. Une collation bien construite peut au contraire t'éviter d'arriver au dîner complètement affamée, et donc de te resservir deux fois ou de manger trop vite.

Quelques exemples dans l'esprit IG bas :

  • Un fruit entier avec quelques oléagineux.
  • Un yaourt nature avec quelques fruits.
  • Du fromage blanc.
  • Un œuf, selon tes habitudes.
  • Une tranche de pain de qualité avec une source de protéines.

Je ne vais pas te donner un menu rigide à suivre à la lettre. L'idée, c'est d'apprendre à associer plutôt qu'à interdire. Une collation qui contient à la fois des protéines et des fibres tient généralement mieux qu'un carré de chocolat avalé seul, debout devant le placard.

Ce que je veux que tu retiennes

Quand tu craques systématiquement à 17 h, te demander plus de volonté ne résout rien. Ce qui aide, c'est de regarder l'ensemble de ta journée : ce que tu as mangé, en quelle quantité, comment ton déjeuner était composé, et si tu es dans une période de restriction trop forte. Le sommeil, le stress, les habitudes et les émotions comptent aussi.

Chez Sois Sublime, l'objectif n'est jamais de réussir à avoir faim le plus longtemps possible. C'est de construire une alimentation qui te permet de manger suffisamment, d'être rassasiée, et de ne plus passer ta journée à lutter contre ton propre corps. C'est comme ça qu'on perd du poids durablement, pas en tenant coûte que coûte jusqu'à 17 h.

Envie d'arrêter de subir tes fins d'après-midi ?

Le programme Sublime Évolution (3 mois) t'aide à reconstruire des repas rassasiants, sans jamais te priver. Et si tu veux d'abord faire le point, réserve un Sublime Diagnostique (49€, déduit de tout programme).

Questions fréquentes

Pourquoi j'ai faim vers 17 h alors que j'ai déjeuné ?

Le plus souvent, c'est parce que le déjeuner n'a pas apporté assez de quoi tenir la fin d'après-midi : trop de glucides et pas assez de protéines, de fibres ou de bonnes matières grasses, ou des portions volontairement trop petites. La faim de 17 h n'est pas un manque de volonté, elle se prépare souvent plusieurs heures avant, dès la composition du repas de midi.

Le jeûne intermittent aide-t-il à perdre du poids ?

Il peut convenir à certaines personnes et aider à organiser ses repas, mais à quantité de calories équivalente, il ne fait pas perdre plus de poids qu'une autre façon de manger. Ce n'est pas l'horloge qui fait maigrir. Chez certaines personnes, surtout quand il sert à manger le moins possible, il devient une fausse bonne idée et entretient une grosse faim en fin de journée.

Quelle collation choisir en fin d'après-midi quand on veut perdre du poids ?

Une collation n'est pas un échec, elle peut au contraire éviter d'arriver au dîner affamée. L'idéal associe une source de protéines à des fibres : un fruit entier avec quelques oléagineux, un yaourt nature avec des fruits, du fromage blanc, un œuf, ou une tranche de pain de qualité avec une source de protéines.